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Expert Insight
June 25, 2026
5 min read

De la 30ᵉ place à #1 sur Spotify : l'histoire d'une petite playlist

Fondateur de Stulyo et curateur de playlists, j'ai testé une petite campagne pub ciblée, montée par paliers, sur ma playlist « Mood été ». Résultat mesuré dans Stulyo : de la 30ᵉ à la 1ʳᵉ place sur la recherche Spotify en France, et plus du double de followers. Voici la méthode et le mécanisme derrière.

De la 30ᵉ place à #1 sur Spotify : l'histoire d'une petite playlist

Petite mise en contexte avant de commencer. Je suis le fondateur de Stulyo, mais je ne suis pas qu'un éditeur d'outil : je suis aussi curateur de playlists, avec un réseau qui cumule plusieurs dizaines de milliers de followers. Stulyo, je l'ai d'abord construit pour moi, pour répondre à mes propres questions. Ce qui suit est l'un de mes tests, que j'avais simplement envie de partager.

Je ne vais pas te vendre du rêve. Ce n'est pas une histoire de million de streams ni de coup de chance viral. Juste une petite expérience, des chiffres réels, et une mécanique que j'ai trouvée intéressante à partager.

J'ai une playlist, « Mood été ». Pendant quatre mois, elle a stagné : autour de 950 followers, plate, et invisible dans la recherche Spotify. Sur le mot-clé « mood été », elle n'apparaissait même pas dans les cent premiers résultats. Bref, elle existait sans exister.

Et soyons honnêtes sur ce point de départ. Ces 900 followers, je les avais déjà obtenus avec de la pub, mais mal ciblée. J'avais gagné des abonnés sur le papier, sans aucun engagement réel derrière. Avec 900 followers, je ne dépassais même pas cinq streams par jour sur les morceaux en tête de liste. Autrement dit, ça n'avait aucune valeur. Des followers vides ne font ni des écoutes, ni du classement.

Il y avait ensuite une logique de timing. « Mood été » est une requête saisonnière : la demande grimpe à mesure que l'été approche. J'ai donc choisi de relancer au bon moment, pour surfer la vague plutôt que de ramer à contre-courant. La moitié du travail, c'est de pousser quand le vent se lève.

Un point important : « Mood été » est un titre et une playlist en français. J'ai donc tout ciblé et tout mesuré sur la France uniquement, la pub comme le classement. Inutile de disperser le budget sur des marchés qui ne cherchent pas en français.

La méthode : monter par paliers

L'idée, cette fois, était mieux ciblée. Mais surtout, je l'ai faite par paliers. Plutôt que de balancer 30 euros par jour d'un coup, j'ai commencé à 10 euros par jour, puis 20, puis 30, en montant progressivement.

La raison est simple : laisser l'algorithme de Spotify comprendre. Une montée brutale ressemble à un pic artificiel. Une montée progressive ressemble à une playlist qui prend naturellement de l'ampleur. Je voulais une vélocité régulière et crédible, pas un coup de pression d'un seul jour. Au total, environ 300 euros sur une dizaine de jours.

L'évolution de la position, jour après jour

Toutes les positions ci-dessous sont mesurées sur la recherche Spotify en France. Le visuel en tête d'article retrace, jour après jour, ce que Stulyo a relevé.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est que le classement n'a pas bougé tout de suite. Pendant les premiers jours, la playlist est restée scotchée autour de la 30ᵉ place. Les followers commençaient à arriver, mais le rang ne suivait pas encore. C'est exactement le moment où la plupart des gens abandonnent, en se disant que ça ne marche pas.

Puis le déclic. Une fois la vélocité installée et constante, le classement s'est mis à grimper, marche après marche. De la 30ᵉ place à la 25ᵉ, puis la 19ᵉ, puis la 14ᵉ. Quelques jours plus tard, la 8ᵉ, la 7ᵉ, la 6ᵉ. Et au bout d'une dizaine de jours, la 4ᵉ place.

La leçon est là : l'algorithme avait besoin de voir la croissance se confirmer dans la durée avant de me faire monter. Le rang suit la vélocité, mais avec un temps de retard. Si j'avais coupé au bout de trois jours en voyant la 30ᵉ place figée, je serais passé à côté de tout.

Ensuite, la playlist s'est stabilisée entre la 2ᵉ et la 4ᵉ place pendant plusieurs semaines, en continuant d'engranger des followers. Et à la mi-juin, en pleine montée de la saison, elle a fini par décrocher la première place sur « mood été », avec près de 2 000 followers. Aujourd'hui elle oscille entre #1 et #2, soit plus du double du point de départ.

Encore une fois, rien de fou. Mais le plus intéressant n'est pas le classement, c'est ce qu'il déclenche, et la différence avec mes followers vides d'avant.

Le vrai mécanisme

Quand ta playlist remonte dans la recherche, elle commence à être trouvée organiquement. Des gens tombent dessus, l'écoutent, la suivent. Et ces écoutes se posent sur les morceaux qui sont dedans, y compris les tiens. Cette fois, les streams sont là, pas juste un compteur de followers.

C'est là que ça devient intéressant. Ces streams et ces saves envoient un signal à l'algorithme de Spotify. Petit à petit, tes morceaux commencent à apparaître dans les Radios, la Discover Weekly, les Release Radar d'auditeurs que tu n'aurais jamais touchés autrement. La pub n'a fait que lancer la machine. Ensuite, c'est l'organique qui prend le relais.

Et il y a une troisième couche. Une playlist bien classée, avec de vrais followers et de vraies écoutes, devient un actif. Sur des plateformes comme SubmitHub, Groover ou Playlist Push, une playlist qui performe peut devenir monétisable : les artistes paient pour être considérés, et une playlist visible attire ces demandes. Ce qui était un passe-temps peut financer une partie de sa propre croissance.

Le plus parlant : aujourd'hui

Je n'ai pas tout coupé, mais j'ai nettement réduit la pub. Et la playlist continue de monter, portée surtout par l'organique. C'est tout l'intérêt : une fois la machine lancée, elle tourne en grande partie seule. La sponso n'était pas un robinet à garder ouvert en permanence, juste l'étincelle de départ.

Ce que je ne te promets pas

Sois honnête avec toi-même : ça ne marche pas sur n'importe quel mot-clé, et surtout pas avec de la pub mal ciblée. Si tu vises « summer hits » face aux playlists éditoriales de Spotify, ton budget s'évapore. Et si tu achètes des followers au hasard, tu obtiens des chiffres vides, comme moi au début. La clé, c'est de viser une niche gagnable, au bon moment de l'année, avec un ciblage propre et une montée progressive. Et ce n'est pas instantané : la vélocité compte plus que le montant, et le classement met du temps à réagir.

Ce que j'en retiens

Le positionnement SEO d'une playlist n'est pas une fin en soi, c'est un déclencheur. Bien fait, bien ciblé, bien timé et monté par paliers, il transforme un petit budget en visibilité, la visibilité en streams, les streams en activation algorithmique, et l'ensemble en un actif qui peut s'autofinancer une fois la pub réduite. Mal ciblé, il ne te donne que des followers vides.

La seule chose indispensable, c'est de mesurer. Sans suivre le rang et la croissance côte à côte, je n'aurais jamais vu la différence entre mes followers vides du début et la vraie traction d'aujourd'hui, ni su quand m'arrêter. C'est précisément pour ça que j'ai construit Stulyo.

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ST

Écrit par l’équipe Stulyo

Spécialistes croissance de playlists & SEO